"Dans ces mondes de l’artifice, je me sens perdu. Ma chance, c’est que je le sais." Christophe André, « Je médite jour après jour, petit manuel pour vivre en pleine conscience ».



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"Lorsque je me trouve dans un supermarché, je me sens en danger ; comme lorsque j’arrive en voiture près d’une grande ville, dont les carrefours et les autoroutes urbaines s’entremêlent en tous sens.
Il me semble que je suis en danger parce que je suis trop loin de mes racines animales (ou humaines ?) et qu’elles se rebiffent en m’attristant (dans le supermarché) ou en m’affolant (sur les autoroutes).
Je suis dans un univers du trop et du factice, dans un océan de signaux artifices intelligemment pensés par d’autres pour me téléguider ? Je suffoque, je m’asphyxie. Ce monde de pléthore et de tumulte, je ne veux pas m’en plaindre : nos ancêtres ont trop souffert du manque et d’ennui (peut-être ?), et beaucoup de mes contemporains l’apprécient. J’ai juste à m’en méfier, où est l’essentiel ? Où est l’important ?
Dans ces mondes de l’artifice, je me sens perdu. Ma chance, c’est que je le sais. Et que je dispose d’une boussole pour me retrouver : LA PLEINE CONSCIENCE."

Christophe André, psychiatre

Dans « je médite jour après jour, petit manuel pour vivre en pleine conscience ».

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