Enfermé(e) dans un rôle, collé(e) à une étiquette, testez-vous et acceptez de changer (Psychologies, 2017).




Dans un contexte ludique, les jeux de rôle sont captivants. Dans le cadre d’une thérapie, ils sont a priori bénéfiques. Hormis ces deux situations, ils réduisent la personnalité, et emprisonnent les émotions et les sentiments. Car « endosser un rôle ou coller à une étiquette sont des mécanismes de défense, affirme la psychothérapeute Sarah Serievic. Il s’agit de se conformer à l’attente des autres, afin de se protéger, de recevoir de l’attention et de l’amour.

Notez ce qui vous dérange ou vous séduit chez les autres – proches, collègues… – de manière récurrente et prononcée (on peut, par exemple, admirer une personne brillante si l’on était le cancre de la famille, ou un extraverti si l’on était une petite fille modèle). Puis considérez ces caractéristiques comme des comportements que vous ne vous autorisez pas à exprimer : ne pas supporter la colère ou être fasciné par la fantaisie d’autrui s’explique souvent par le fait d’avoir eu à les refouler pour permettre au groupe familial de fonctionner. Ce refoulé constitue l’essence même du rôle enfermant ou de l’étiquette réductrice.

Une fois votre rôle ou votre étiquette repérés, listez les avantages et inconvénients qu’ils vous procurent, puis déchiffrez le besoin qu’ils traduisent.

Ce rôle que vous avez endossé, cette étiquette qui vous a été collée ne sont pas qu’un fardeau. Ils sont aussi une ressource.


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